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Baltique

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#40883 Jackie Chan - Ne jamais grandir - Autobiographie

Posté par Baltique on 19 septembre 2020 - 22h04

Comme l'indique le titre du sujet, je vais vous parler de l'autobiographie de Jackie Chan publiée chez Omake Books et qui s'intitule : Ne jamais grandir.

 

J'ai vraiment beaucoup aimé ce livre. Si j'avais un reproche à lui faire c'est qu'il survole un peu trop rapidement certains aspects de sa vie professionnelle. 

 

J'aurais aimé qu'il s'attarde un peu plus sur sa carrière, sa façon de concevoir l'action, de chorégraphier ses combats, sur son travail de cinéaste ou sa collaboration avec certains grands noms de l'industrie cinématographique de Hong Kong (comme avec Tsui Hark par exemple). Or, ce n'est malheureusement pas le cas.

 

L'idée est plutôt de nous en apprendre plus sur l'homme qui se cache derrière l'artiste et, de ce point de vue, c'est une vraie réussite. J'avoue que j'ai été happé du début à la fin. Les chapitres sont très courts et se lisent très facilement.

 

Le début du livre est absolument passionnant et conçu dans les règles de l'art. Mais au fur et à mesure qu'on avance dans la lecture, on passe progressivement de l'autobiographie proprement dite au recueil d'anecdotes. Attention ! Ce n'est pas un reproche car Jackie Chan s'y raconte avec un franc parler vraiment étonnant. Il n'hésite jamais à mettre en avant ses mauvais côtés et ses erreurs de jeunesses.

 

J'ai vraiment dévoré ce petit pavé de 350 pages. Jackie Chan est manifestement un entertainer né et même quand il s'égare dans les considérations sur notre monde et sa volonté de faire de notre planète un endroit meilleur dans les derniers chapitres il possède suffisamment de métier appuyer son propos avec force et humour, sans être lourd mais grace à des histoires personnelles choisies avec soin.

 

Bref, on ne s'ennuie jamais et, pour moi, ce livre est indispensable à tout fan digne de ce nom.




#40771 Le coin des gamers

Posté par Baltique on 20 juin 2020 - 14h28

Je dirais même plus, après TAP GUN, voici Sukeban Squadron.




#40749 Culte !

Posté par Baltique on 04 juin 2020 - 17h07

La semaine dernière j'ai lu le livre "John Carpenter par John Carpenter". Il s'agit d'une longue interview dans laquelle le cinéaste revient sur chacun de ses films. Ce fût l'occasion de me rappeler que je les avais presque tous vu et quasiment tous aimé. Ca m'a fait réalisé que, l'air de rien, le bonhomme s'était imposé à mes yeux presque sans que je m'en rende compte comme un de mes cinéastes préférés, à tel point que c'est l'un des rares que je pourrais qualifier de totalement culte à mes yeux.

 

Difficile de choisir un film tant sa filmographie est riche en monuments tels que The Thing, New York 1997 ou L'Antre de la Folie. Mais j'avoue que la vhs dont j'ai le plus usé la bande à l'époque bénie du magnétoscope, c'est incontestablement "Les aventures de Jack Burton dans les griffes du Mandarin".

 

L'histoire est celle de Jack Burton, un routier fanfaron qui vient prêter main à son ami Wang Chi dont la fiancée a été kidnappé par David Lo Pan, un mystérieux vieillard qui semble être dotés de pouvoirs surnaturelles.

 

Je crois que je ne me lasserai jamais de ce film. C'est une comédie d'action absolument unique qui rend hommage à tout un pan du cinéma asiatique. On sent tout l'amour du réalisateur pour les films de kung-fu et les chambara, pour les films de Tsui Hark (Zu, les guerriers de la montagne magique) et de Kenji Misumi (Baby Cart).

 

Le casting est absolument impeccable. Evidement, on retiendra surtout Kurt Russel qui incarne un Jack Burton absolument irrésistible de sérieux dans la crétinerie. En effet, bien que totalement dépassé par les évènements, le personnage passe son temps à crâner au mépris de tout sens du ridicule. Mais son courage, sa droiture et son dévouement envers son ami le rendent malgré tout aussi attachant que sympathique.

 

Les scènes d'action sont d'une inventivité folle, le rythme est mené tambour battant et surtout, les dialogues sont ponctués par une quantité incroyable de punch-lines mémorables. Je vous confesse que je prends un plaisir total à ressortir certaines d'entre elles assez régulièrement depuis des années, en particulier à mon travail... ^^

 

C'est peut-être le film le plus jubilatoire que j'ai jamais vu, c'est comme une généreuse part de tarte au yuzu surmonté d'une épaisse couche de chantilly. Et on n'a qu'une envie, c'est de resservir !

 




#40720 Joyeux anniversaire Madoka !

Posté par Baltique on 25 mai 2020 - 10h07

:wow6:  Quelle magnifique surprise CyberFred !!! Quel talent ! C'est fou ! Mille merci Florian ! 

 
Et, bien évidement, joyeux anniversaire Madoka...  :wub2:



#40295 Anniversaire de Kyosuke et Hikaru

Posté par Baltique on 15 novembre 2019 - 09h27

50 ans ?! Comme le temps passe ! Je suis certain qu'ils ne font absolument pas leur âge et dans leur coeur brûle à jamais la flamme d'une adolescence éternelle. Bon anniversaire à Hikaru-chan et à Kyosuke, son éternel senpaï.




#40206 Shônen Jump - L'âge d'or du manga

Posté par Baltique on 07 septembre 2019 - 08h06

Shônen Jump - L'âge d'or du manga.

 

C'est le titre d'un ouvrage d'Hiroki Gotô qui a été traduit en français et est publié chez Kurokawa.

 

Hiroki Gotô est entré au Shônen Jump en 1970 en tant qu'éditeur et finira par en devenir le rédacteur en chef à la fin des années 80.

 

Ce livre retrace les années qu'il a passé au sein de ce magazine. J'ai pu assister à sa conférence à Japan Expo que j'ai vraiment trouvé passionnante si bien que j'ai fini par acheter son livre. Je l'ai terminé hier soir et si je vous en parle, c'est évidemment qu'il y évoque le temps de quelques lignes la série qui nous réunit tous sur ce forum : Kimagure Orange Road.

 

On y apprend notamment qu'Izumi Matsumoto était un auteur un peu à part car, à la différence de ses confrères, son style remportait beaucoup de succès auprès des jeunes femmes. Par ailleurs on apprend aussi qu'il avait du du mal à rendre ses planches dans les délais impartis à tel point qu'on doutait qu'il puisse mener sa série jusqu'au bout à un rythme hebdomadaire.

 

Hiroki Gotô nous dit aussi quelques mots sur Toshimasa Takahashi qui fût l'éditeur attitré d'Izumi Matsumoto. L'ouvrage nous apprend d'ailleurs beaucoup sur le rôle essentiel des éditeurs (une des règles inscrite dans le marbre du Shônen Jump est qu'un manga est toujours réalisé par une équipe de 2 personnes : la mangaka et son éditeur). Il note notamment que les mangakas dont s'occupait Toshimasa Takahashi partageaient certains points commun dans la façon dont ils représentaient les personnages féminins.

 

De la à dire que Toshimasa Takahashi a eu une influence décisive dans l'élaboration décisive de Madoka ou d'Hikaru... il n'y a qu'un pas que je me garderai bien de franchir.

 

En tout cas, si vous vous intéressez au monde de l'édition du manga au Japon, cet ouvrage est assez intéressant et constitue une porte d'entrée assez accessible pour des néophytes. Tout ce qui concerne la création du Shonen Jump et les premières séries qui ont forgées sont identité est vraiment passionnant.




#40122 Lupin the third

Posté par Baltique on 02 août 2019 - 17h32

J'ai lu plusieurs versions différentes, mais aucune qui ne s'appuie sur suffisamment de sources fiables pour que je puisse la prendre pour argent comptant.

 

Du coup, j'ai fait quelques recherches et j'ai finalement trouvé cette page : 

 

https://fouchapelier...an-cambrioleur/

 

Là encore, impossible de vérifier totalement son contenu mais l'article me parait mieux documenté que j'ai pu voir ailleurs. Et comme je manque de temps pour vous résumer le tout alors je me permets de vous le citer partiellement :

 

 

Nous sommes en 1982, à la grande époque des co-productions franco-japonaises et des animes produits par Yutaka Fujioka (Meitantei Holmes). Lupin III est une série populaire au Japon, le personnage est d’origine française, une collaboration entre la TMS et le studio français DIC n’avait finalement rien de bien étonnante. Le casting rassemblé sur le projet est tout simplement impressionnant : Bernard Deyrès (Ulysse 31) à la réalisation, Jean Chalopin (Les Mystérieuses Cités d’Or) et Yutaka Kaneko (Shin Lupin III) au scénario, Michi Himeno (Versailles no Bara) et Shingo Araki (Saint Seiya) au chara design, et enfin Rin Taro (Ginga Tetsudo 999) en tant que directeur technique. Ca poutre.

La série s’appellera Lupin VIII au Japon, Arsène & Co en France, et racontera les aventures futuristes des descendants des principaux personnages de la série d’origine. Mais alors que 4 épisodes sont en préparation, l’équipe française fait une petite boulette : elle décide de s’assurer que les Japonais, à l’origine, se sont bien acquittés de tous les droits d’auteur auprès de la famille de Maurice Leblanc, concernant l’exploitation du nom « Lupin ». La grosse boulette. Vous l’aurez compris : que ce soit Monkey Punch, son éditeur, ou la TMS, jamais personne n’a pensé à débourser un seul centime, alors même que Lupin III est bien présenté comme le petit-fils d’Arsène Lupin !

Et là, c’est le drame. Tout s’arrête. Chacun retourne dans son pays d’origine, et Lupin VIII sombre dans l’oubli. Finalement, seul le premier épisode a été finalisé, avec même l’ajout des musiques ; malheureusement, et c’est logique, il n’a jamais été doublé.

[ ]


Avec cette affaire, les descendants de Maurice Leblanc ont compris qu’un rejeton illégitime d’Arsène Lupin sévissait au Japon, et cela ne leur a pas plu du tout, mais alors pas du tout. Enfin, cela ne les aurait pas dérangé s’ils avaient reçu leur part du magot, mais ce n’était pas le cas.

Les ayant-droits se sont donc tout naturellement tourné vers Monkey Punch et l’éditeur japonais. Hélas pour eux, les lois sur les droits d’auteur diffèrent entre le Japon et la France, et aucun accord ne put alors être trouvé. Aucun accord financier, du moins. Car ce que gagna la famille de Maurice Leblanc, c’est l’interdiction d’utiliser le nom « Lupin » dans les animes si ceux-ci devaient sortir en France ; c’est ainsi que notre héros se prénomme Wolf dans Le Château de Cagliostro – c’est aussi le nom qu’il porte dans la version américaine -, Edgar de la Cambriole dans les épisodes importés par Bruno-René Huchez et les animes édités par IDP, et Lupan dans ceux édités par Dybex. Allez savoir pourquoi, mais en Italie, le personnage s’appelle bel et bien Lupin…



#40098 Les Blu-ray de KOR par Dybex

Posté par Baltique on 01 août 2019 - 14h52

Si je puis me permettre d'intervenir, il me semble que "remasterisation" est un terme un peu générique et assez vague. En gros, cela consiste à travailler à partir de la source originale (ici la pellicule si je ne m'abuse) pour produire un nouveau master.

 

Or, une pellicule n'est pas lisible directement par un lecteur bluray. Il faut donc scanner toutes les images qui composent cette pellicule afin d'obtenir un fichier source, qui servira de base de travail. Les personnes en charge de la remasterisation ont alors des tonnes possibilités pour essayer d'améliorer ou pas l'image. (étalonnage, floutage, contraste, etc).

 

C'est en principe à me moment là que l'ont décide si l'on veut conserver le grain de la pellicule originale, l'atténuer plus ou moins ou carrément le faire disparaitre. Une fois ce travail effectué, on obtient le "master", c'est à dire, dans le cas de blu-ray, le fichier numérique qui a vocation de servir de fichier source pour les différentes duplications (blu-ray, dvd, fichiers encodés pour la diffusion en vod, etc)

 

Un master n'est, en principe, pas prévu pour être retravaillé. C'est pour cette raison que le résultat est décevant quand certains éditeurs se risquent à appliquer des filtres sur des "masters". Mais aujourd'hui, je pense que cela n'arrive quasiment plus et en dehors de quelques réglages de contraste ou de luminosité anecdotiques, les éditeurs ne s'embêtent plus à essayer de corriger quoi que ce soit (enfin, si la source à leur disposition est de qualité suffisante).

 

Bref, une remasterisation consiste à repartir du matériel original pour l'exploiter en utilisant des techniques modernes.

 

Concernant l'édition Blu-ray de Cat's Eyes, beaucoup de clients s'étaient plaint du côté très granuleux de l'image. Pourtant cela montrait, au contraire, que l'éditeur avait été respectueux du travail de remasterisation effectué par les équipes japonaises et n'avait pas essayé de dissimuler la chose avec des filtres.

 

Après, on peut tout à fait estimer que la remasterisation a été mal faite et que l'on aurait dû essayer de faire disparaitre le grain. Mais perso je serai plutôt de l'avis d'Olivier et j'ai envie de retrouver le grain de la pellicule sur mon écran.

 

Par contre, à l'heure du numérique et des écrans 4k, je ne suis pas contre une légère atténuation du grain. Il ne faut pas oublier que ces séries ont été réalisée à une époque ou les moyens de diffusion étaient tout autres et que, sans certains ajustements, il sera difficile de ne pas avoir les yeux qui piquent lorsqu'on les regarde avec du matériel récent.

 

Une dernière chose : la sortie d'une série comme Cobra en blu-ray montre à quel point la qualité de la source originale fait toute la différence. Cobra est en effet une des seules série à avoir été réalisé sur de la pellicule 35 mm (contre 16 mm pour la plupart des séries à l'époque comme Cat's Eyes). La différence saute immédiatement aux yeux et le résultat de la remasterisation de Cobra fait vraiment ressortir les qualités du travail qui a été effectué sur cette série là où les remasterisations des séries datant de la même époque auraient tendance à en faire apparaître les défauts.




#39281 Pour les fans de Zelda

Posté par Baltique on 12 février 2019 - 10h23

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J'ai croisé "Epona 2000" sur le parking d'un supermarché ce week-end.  :triforce50x:




#38798 "Nicky Larson" va être adapté au cinéma par un réalisateur français

Posté par Baltique on 15 juillet 2018 - 18h06

Tu penses à Dragon Ball Evolution ? :D

 

J'ai peur que ce Nicky Larson soit "trop" fidèle. Je m'explique : le t-shirt rouge avec la veste bleu, ça aurait peut-être pu passer dans les années 80/90. En 2018, je vois mal qui que ce soit s'habiller comme ça. En l'état, ça fait plus à un cosplay qu'autre chose.

 

Adapter une oeuvre, ce n'est pas se contenter de la décalquer, c'est trouver de quelle façon la trahir.

 

Un bon exemple c'est le personnage de Wolverine dans les films x-men.

 

Déjà, le choix de Hugh Jackman n'avait, sur le papier, rien d'évident. Physiquement, c'est tout le contraire du personnage qui tout petit, trapu et tout en muscles. Hugh Jackman a beau être grand, élancé et faire un peu chétif par rapport au personnage, on a du mal à imaginer un autre acteur pour incarner le rôle (surtout dans le très bon Logan). De plus, ils ont eu le bon sens de s'affranchir du comics et de ne pas essayer de lui faire porter son mythique costume jaune. Il faut bien reconnaitre que si ça fonctionne dans le comics, en film, un tel look aurait été ridicule et aurait tué le personnage.

 

Philippe Lacheau semble être plein de bonne volonté, mais à vouloir être trop fidèle il risque de se prendre un vilain coup de massue.




#38757 La Neo Geo, il y a 27 ans...

Posté par Baltique on 03 juillet 2018 - 10h59

Il existe au mois un RPG Samurai Showdown.

 

Evidement, il n'est jamais sorti en arcade et a été développé exclusivement pour la Neo Geo CD. Cependant, il n'a jamais été traduit en anglais, enfin il me semble.

 

Pour l'anecdote, je suis l'heureux possesseur d'une Neo Geo CD. A l'époque, c'était la seule façon de pouvoir profiter du catalogue de la console à un prix décent. Toutefois, les temps de chargement était assez longs. Si l'on pouvait largement tolérer la chose lors de la sortie de la machine, aujourd'hui il est difficile de passer outre et j'avoue que ma machine prend gentiment la poussière dans un tirroir.

 

Ces derniers années, j'ai surtout joué aux classiques de la Neo Geo par le biais de compilations sortie sur d'autres machines.

 

Toutefois, il y a un jeu qui ne figure sur aucune des compilations que je possède et qui me donne envie de retrancher ma Neo Geo CD : Viewpoint, un super shoot'em up que je n'ai jamais réussi à finir. Mais je compte bien y arriver un jour !




#38681 Le coin des mélomanes... en concert

Posté par Baltique on 05 juin 2018 - 16h33

Il y a un gros mois de ça, j'étais à Paris pour assister au concert d'Arcade Fire. Mon emploi du temps à fait que je n'ai pas pu m'ateler à la rédaction d'un compte rendu comme j'aurais aimé le faire. Mais ce concert était tellement exceptionnel que je tenais à vous en dire quelques mots. Et comme le temps passe à une vitesse folle, je me lance aujourd'hui avant qu'il ne soit trop tard parce qu'Arcade Fire, sur scène, c'est vraiment une expérience unique !

 

Si vous ne les connaissez pas, sachez qu'Arcade Fire est apparu il y a une grosse quinzaine d'années et a connu une ascension fulgurante. Adoubés par David Bowie ou Peter Gabriel en personne, ils ont réussi à s'imposer très rapidement comme une tête d'affiche indispensable à tout festival qui se respecte. Le groupe d'origine canadienne faisait figure de véritable poids lourd avec lequel il allait falloir compter longtemps au point d'être considéré par l'essentiel de la critique comme LE plus grand groupe du monde.

 

Bref, jusqu'à l'an dernier, rien ne semblait pouvoir égratigner le règne d'Arcade Fire sur la scène musicale. Aussi, le camouflé fût particulièrement violent pour le groupe lorsque la critique réserva un accueil très très tiède à Everything Now, le 5ème album du groupe sorti en 2017.

 

Arcade fire était-il fini ? La réponse m'attendait à l'Accor Hotel Arena Bercy le 28 Avril dernier.

 

 

Dès l'entrée, l'ambiance est déjà surchauffée. Le public a répondu présent et se bouscule autour de la scène en forme de ring de boxe qui se dresse au milieu de la fosse. Lentement, l'heure du combat approche et la tension se fait de plus en plus palpable quand soudain les lumières s'éteignent. L'ovation est à la hauteur de l'attente.

 

Une poursuite située en haut de la scène braque alors son rayon sur l'angle de la fosse et les membres apparaissent dans la lumière. La voix d'un speaker retentit dans Bercy et présente le groupe à la manière d'un boxer au moment où ces derniers traversent lentement carrément le public pour aller rejoindre le centre de la salle. Quelle entrée !

 

Le concert démarre sur les chapeaux de roues. Dès les premières notes, on sent que, loin d'être finis, les champions ont en encore dans le ventre. Ils se donnent tout de suite à fond, se laissent totalement emportés par leur musique, jouent et chantent avec une rage fiévreuse comme si leur vie en dépendaient dispersant une quantité hallucinante de sueur au passage.

 

Les morceaux s'enchainent à une cadence folle comme autant d'uppercut balancés au public et Arcade Fire semble fermement décidé à ne laisser aucun répit à la salle. Win Butler et Régine Chassagne, les 2 piliers fondateurs du groupe n'hésitent pas à aller descendre dans la fosse pour aller au contact des spectateurs, pour chanter ou danser au milieu de leurs fans.

 

La mise en scène n'est pas en reste puisque le light-show est absolument étourdissant et met chaque chanson en valeur. Mention spéciale au moment où une prison de lumière vient se refermer sur la scène pour illustrer le titre "My Body Is A Cage". Frisson garantis !

 

Et il en sera ainsi jusqu'au bout du rappel et plus encore. En effet, Arcade Fire demande à Preservation Hall Jazz Band, le groupe qui assurait la première partie de remonter sur scène avec eux pour jouer les derniers morceaux. Lorsque que le concert se clôture sur Wake Up, titre le plus emblématique du groupe, tout ce beau monde descends dans le public pour continuer à jouer. Ils traversent lentement la fosse et se dirige vers la sortie pour aller conclure le concert dans la rue, sur les trottoirs en travaux de Bercy, au milieux des passants qui n'ont pas du comprendre grand chose à ce qui se passait.

 

Si certains se demandaient si leur titre de "meilleur groupe du monde" n'était pas usurpé, force est de reconnaître que, ce soir là, Arcade Fire a envoyé son public au tapis et a remis les pendules à l'heure avec le panache des grands champions !




#38268 Akemi Takada invitée d’honneur de Japan Tours !

Posté par Baltique on 14 mars 2018 - 08h30

Haha ! C'est vrai Messager ! Quand je suis arrivé le vendredi matin, la personne qui installait l'expo Takada avait fait tombé les cartons sur lesquels figuraient les renseignements concernant les 4 cellulos exposés et était incapable de les remettre à leur place. Je lui donné un petit coup de main.

 

Par ailleurs d'autres détails me reviennent en mémoire. Akemi Takada a révélé être (ou avoir été) une adepte de la plongée sous-marine.

 

Elle a aussi expliqué que, sur les conseils d'amis, elle a essayé de ne pas se laisser enfermé dans le genre de la "magical girl". J'en déduis qu'elle a du refuser plusieurs propositions de séries de magical girl et accepté des séries comme patlabor ou Orange Road avec cette idée en tête.

 

Concernant sa participation à la série Gatchaman, où elle est créditée en tant que chara-designer, elle a précisé qu'elle ne s'était occupé, sur cette série, que de personnages très secondaires. Elle était nouvelle dans le métier et il n'était pas question de lui confier le design des personnages principaux.

 

Sur Fancy Lala, elle a expliqué qu'au départ elle était contente de travailler sur une série sur la mode car elle pensait s'amuser à dessiner de nombreux vêtements. En effet, habituellement, dans une série animée, on essaie de faire varier les vêtements le moins possible pour faciliter le travail des animateurs. Le problème, c'est que les demandes du réalisateurs ont été très supérieurs à ce à quoi elle s'attendait. Le personnage principale changeait de tenue plusieurs fois dans la journée, parfois en dépit du bon sens. Cela a représenté une sacrée surcharge de travail qui allait à l'encontre de son côté flemmarde et dilettante.

 

Concernant CoCO et NiCO, elle explique le manque de succès de la série par son côté trop dense. En effet elle essayait de mettre trop de choses dedans alors que les épisodes ne faisaient qu'une ou deux minutes.

 

Elle a aussi révélé qu'elle pensait au départ que Tours était une sorte de village paumé à la campagne. Elle a était très agréablement surprise de voir que c'était en fait une vraie ville bien plus grande et jolie que ce à quoi elle s'attendait.

 

@Olivier : Il faut quand même relativiser sur cette histoire de bit-rate. Les japonais ont aussi tendance à ne pas remplir du tout leurs blu-ray. Je crois qu'il n'y par exemple que 2 épisodes par disque sur certaines séries pourtant prestigieuses comme Sailor Moon.

 

Le cas s'est posé sur Cobra par exemple où les gens ont bêtement compté le nombre de bu-ray pour en déduire que l'édition française serait très inférieur. Or les blu-ray japonais ne faisaient que 25 Go alors que les blu-ray français faisaient, eux, 50 Go permettant ainsi de caler plus d'épisodes sans que le bit-rate soit significativement impacté. Après, il y a toujours les histoires de langues supplémentaires et autres sous-titres qui prennent un peu plus de place sur les bluray internationaux.

 

Quand à la santé de Matsumoto, je ne suis pas sûr qu'il est son mot à dire sur les éditions de l'anime. Il faudrait savoir ce que dit le contrat qui régie les droits de la série.




#38243 Akemi Takada invitée d’honneur de Japan Tours !

Posté par Baltique on 12 mars 2018 - 18h17

Jingo a parfaitement résumé la masterclass. Elle était animé par Maliki, un dessinateur qui était présent sur le salon.

 

Akemi Takada était venue seule à Japan Expo 2009. Cette fois-ci, elle était accompagnée de membres du Studio Pierrot. Et ça change beaucoup de choses.

 

Alors qu'en 2009, l'ambiance était très libre et détendue, cette fois, il y avait une volonté de contrôle total. Pas de photos ! Pas de vidéos pendant la masterclass. Les photos étaient autorisées uniquement sur demande pendant les dédicaces mais avec de nombreuses contraintes. On ne pouvait pas la prendre de près, interdiction de la photographier pendant qu'elle signait.

 

Tout cela sous le contrôle stricte du staff du Studio Pierrot. Cela m'a paru étrange dans la mesure où elle exerce sa profession en freelance depuis longtemps déjà. Très sincèrement, j'ai vite eu le sentiment qu'elle était là en service commandé, pour préparer la promotion de futures séries.

 

Pour l'anecdote, j'ai demandé ce qu'elle comptait faire des aquarelles qu'elle a dessiné pendant la masterclass. Je ne maîtrise pas le japonais mais je sais qu'elle a discuté un petit moment avec le staff du Studio Pierrot avant que la réponse officielle ne tombe. En 2009, elle les avait offert à des personnes présentes dans le public. Ce ne sera pas le cas cette fois ci.

 

Le fait qu'elle soit là en service commandé a été, à mon sens, confirmé par le fait qu'elle évoque spontanément des futurs projets, aussi bien pendant la masterclass que la conférence. On sait qu'il y en a 3, donc 2 assez avancés et on a eu une date : 2020.

 

On n'en saura pas plus.

 

La conférence a été l'occasion d'apprendre beaucoup de choses. Ainsi, elle tenu à préciser un certain nombre de choses.

 

Par exemple : Beaucoup de gens sont venus la voir en lui parlant, par exemple du chara-design opéré sur Maison Ikkoku suite à son arrivée dans le staff de la série et en lui demandant pourquoi avoir changé les personnages. Elle a donc expliqué que son métier c'était character designer. Cela signifie qu'elle n'a aucun pouvoir. Elle exécute les demandes des réalisateurs et de la production, point barre ! Ce n'est pas elle qui décide du look des personnages. Elle commence par faire une première proposition au réalisateur en fonction de ses directives et celui-ci donne son avis. Le premier jet n'est jamais le bon et il y a beaucoup d'essais, de propositions et de corrections avant que le design définitif d'un personnage ne soit validé.

 

Bref, contrairement à l'image qu'on peut avoir, elle n'est pas une personne qui a un pouvoir de décision. Ce n'est qu'une simple exécutante. Elle peut toutefois avoir son mot à dire. Elle a notamment raconté une anecdote concernant le design d'un personnage (je crois que c'était dans Lamu mais j'ai un doute, Jingo s'en souviendra peut-être) où la production lui a demandé de grossir la tête plusieurs fois de suite. A un moment elle a fini par dire "stop ! je ne peux pas la grossir plus".

 

On a également appris que, du fait de son statut de freelance, ce sont généralement les studio qui la contactaient et l'engageaient. Cela signifie que, quand elle adapte des personnages pour une série animée, elle ne travaille pas avec les auteurs des mangas originaux. Elle n'a rencontré Rumiko Takahashi qu'1 ou 2 fois, par exemple. Elle a des comptes à rendre aux réalisateurs, aux producteurs, mais pas aux mangakas.

 

On ne peut donc pas compter sur elle pour avoir des nouvelles de Matsumoto.

 

Toutefois, elle a révélé que, pour KOR, c'est Matsumoto en personne qui était intervenu auprès de la production pour que ce soit à elle qu'on confie l'adaptation de ses personnages.

 

Elle nous a confié qu'elle était de nature "bordélique" si vous me permettez ce mot. Son atelier serait, à l'entendre, un vrai foutoir. Elle est paresseuse et aime dormir et il lui arrive régulièrement d'aller se coucher sans prendre la peine de nettoyer ses pinceaux, ce qu'elle regrette amèrement le lendemain.

 

Elle a également parlé de sa courte expérience de mankaga en expliquant que c'était trop de travail pour elle et qu'elle avait rapidement réalisé qu'elle n'était vraiment pas faite pour ça.

 

Elle a évoqué son affection pour le personnage de Noa dans Patlabor dont elle apprécie la forte personnalité et le volontarisme.

 

Concernant Orange Road, elle nous a expliqué qu'elle n'aimait pas la personnalité de Madoka. Le fait qu'elle se mette en retrait pour laisser à son amie le garçon dont elle est amoureuse... elle désapprouve totalement. Ce n'est pas du tout dans son caractère à elle. Elle trouvait que cette situation était triste et cela ne pouvait que rendre Madoka triste. Elle a donc essayé de donner un air triste à Madoka, un air mélancolique. Elle pense que c'est peut-être cette tristesse qui a fait le succès de ce personnage.

 

Concernant les bijoux qu'elle conçoit, elle a livré une anecdote qui fait froid dans le dos. Quand elle a lancé ce projet, elle avait laissé ses coordonnées sur son site internet afin de pouvoir répondre aux demandes et commandes de ses clients. Apparemment, l'un d'eux s'est montré très agressif et l'a même menacé. Depuis, si j'ai bien suivi, elle ne vend plus ses bijoux en direct, même si elle continue d'en réaliser.

 

On a appris qu'elle avait tenté de se mettre au dessin sur ordinateur mais qu'elle préférait le côté granuleux du papier au côté trop lisse d'une tablette graphique.

 

La façon dont était faite la conférence m'a permis de réaliser que depuis un certain nombre d'années, Akemi Takada enchaîne les échecs. Fancy Lala a été annulé alors que seuls la moitié des épisodes avaient été réalisés, son projet d'idole SAYURa a été un flop, la série CoCO et NiCO n'a, apparemment, pas trouvé son public.

 

Voilà ce dont je me souviens pour l'instant pour la conférence et la masterclass. Jingo ou le messager du Hokuto auront peut-être d'autres choses à ajouter.

 

Pour vous raconter rapidement le petit déjeuner, nous étions 7 autour d'une table avec Akemi Takada et sa traductrice. Le début a été difficile. Tout le monde était intimidé et personne n'osait rien dire. Heureusement qu'on avait prévu le coup. Sur mes conseils, mon amis avait prévu une bonne bouteille de Sauternes (oui ! on vient du Sud Ouest !) à lui offrir. Ça a permis de lancer la conversation.

 

C'était un moment d'échange, en toute simplicité. C'est passé très vite. Tout le monde a pu lui dire un mot ou lui poser une question mais on n'a rien appris de vraiment intéressant. Il faut dire qu'à 7, avec le temps de traduction, c'est passé très vite.

 

A la fin, elle nous a offert des magnets qu'elle a signé et s'est prêté à une petite séance photo. Mais le staff du Studio Pierrot était là pour demander à ce que ces photos n'apparaissent pas sur les réseaux sociaux. Manifestement, il y une espèce de paranoïa à ce sujet là.

 

C'était vraiment sympa, d'autant plus qu'il n'y a pas eu de séance de questions/réponses lors de  la conférence.




#38241 Akemi Takada invitée d’honneur de Japan Tours !

Posté par Baltique on 12 mars 2018 - 15h38

Résumé de la troisième journée.

 

Après avoir retrouver un ami, j'entre dans centre de convention. En passant l'accueil, je remarque un plateau avec les fameux coupons offrant l'accès au petit déjeuner. J'en vois un avec le nom d'Akemi Takada. Je pose la question à l'accueil et on me remet le précieux sésame. Certes j'en avais déjà un, mais cela va permettre à mon ami de m'accompagner. Je préviens aussitôt Jingo (il était 10h10) mais ça faisait trop juste pour lui (le petit déjeuner avec Akemi Takada était prévu pour 11 heures).

 

Sur les 10 places disponibles, seulement 7 ont été prises.

 

Bref, à peine le temps de faire le tour du salon avec mon ami qu'il était l'heure de se rendre au petit déjeuner avec Takada. Je vous ferai un compte rendu plus tard mais ce fut un moment très sympathique.

 

Ensuite nous sommes allé chercher à manger et avons commencer à faire la queue pour que mon ami puisse obtenir une lithographie d'Akemi Takada.

 

La précieuse dédicace obtenu, j'ai trainé mon ami voir le spectacle de Rakugo proposé par Cyril Coppini et Maître Someta Hayashiya. Mon pote a adoré et m'a remercié. C'était vraiment génial et je vous invite vraiment à vous renseigner là dessus. Si leur tournée passe près de chez vous foncez ! Vous passerez un super moment et vous allez vraiment vous marrer.

 

On a ensuite enchainé avec la conférence d'Akemi Takada. L'occasion de retrouver Jingo. La conférence était très réussie et très bien préparée. J'ai même pris la peine de féliciter l'interviewer qui était visiblement fan et bien plus doué que nous pour trouver des questions pertinentes à lui poser. Un grand bravo à lui !

 

La journée s'est terminé pour moi devant le spectacle "The tale of the ancient lights by Riuchi". Il s'agissait d'un spectacle de danse qui s'articulait autour d'un jeu de lumières assez minimaliste. C'était impressionnant de maitrise et de précision. Très joli moment.

 

Je reviens plus tard pour évoquer plus précisément Akemi Takada.






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