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Baltique

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Sujets que j'ai initiés

Culte !

14 février 2020 - 18h36

Coucou les zamis !

 

L'idée me trottait dans la tête depuis un moment et finalement j'ai décidé de me lancer. Je me permets donc de vous proposer un nouveau sujet pour parler de ces films que l'on peut regarder jusqu'à en user l'écran de sa télé, de ces livres qu'on relit encore et encore bien qu'on les connaisse par coeur, de des disques dont ne se lasse pas bien qu'on les écoute en boucle depuis des années, de ces jeux vidéos que l'on relance alors qu'on les a déjà terminé des milliers de fois... bref, de toutes ces oeuvres qui nous touche de façon si intime qu'elles nous suivent toute notre vie et peuvent se voir attribuer le qualificatif de "culte".

 

Qu'il s'agissent de classiques intemporels ou de choses plus confidentielles, cet espace leur est dédié.

 

Du coup, je me lance et s'il était très tentant de vous parler de KOR puisque c'est définitivement une oeuvre qui me suit depuis mes années collèges et autour de laquelle nous sommes tous réunis sur ce forum, je pense qu'il y a déjà suffisamment de sujets ouvert sur cette série.

 

Je vais donc vous parler d'un de mes films préférés de tous les temps, voire carrément mon préféré : Phantom Of The Paradise.

 

Phantom Of The Paradise est donc un film de 1974, réalisé par Brian de Palma à qui l'on doit également des oeuvres telles que Scarface, Les Incorruptibles, Carrie le premier Mission Impossible avec Tom Cruise.

 

Il raconte l'histoire de Winslow Leach, un jeune compositeur qui se fait voler sa musique par le plus puissant producteur de l'industrie musicale, un être énigmatique nommé Swan. Bien décidé à se venger après avoir été arnaqué, ignoré, humilié, jeté en prison et défiguré, Winslow Leach revient le Paradise, hanter la salle de spectacle de Swan...

 

Je ne vous en raconterai pas plus et laisse les plus curieux d'entre vous le soin de découvrir les nombreux rebondissements du scénario.

 

J'ai dû voir ce film une bonne centaine de fois. J'ai même eu la joie de le voir au cinéma récemment (il est ressorti chez en 2017 dans une jolie restauration). Mais cela ne vous dit pas en quoi je le trouve si passionnant.

 

C'est très compliqué de répondre. Je dirais que c'est avant tout parce que c'est un film très dense qui brasse énormément de choses. Il est d'une richesse incroyable.

 

J'ai découvert ce film quand j'étais au lycée lors d'une diffusion sur Arte et ça m'a vraiment fait l'effet d'une bombe. C'est en regardant Phantom Of The Paradise que j'ai compris pour la première fois que les films ne se faisaient pas tout seul et que, derrière, il y a avait un cinéaste qui imprimait sa marque. Pour être plus clair, c'est ce film qui m'a fait comprendre que la caméra était l'équivalent du narrateur.

 

J'ai compris qu'une façon de cadrer, un zoom, un mouvement de caméra, etc... sont autant de choses qui permettent au réalisateur, non seulement de raconter une histoire, mais encore de nous donner... son point de vue.

 

Vous l'aurez compris, visuellement, je trouve que le film est splendide. Certes, il s'agit d'un tout petit budget et l'esthétique des années 70 est assez datée. Mais la mise en scène est d'une modernité et d'une folie incroyable. Chaque plan semble avoir été ciselé avec une précision d'orfèvre. C'est fou !

 

Cette oeuvre a été un véritable déclic pour moi et a fait que je n'ai plus jamais regardé les films de la même façon.

 

J'ai appris plus tard que c'est un film que Brian de Palma a réalisé en réaction à son précédent film dont il avait été dépossédé par le studio. Et même si l'histoire de Phantom Of The Paradise se déroule dans le milieu de la musique et non celui du cinéma, tout l'amertume et la colère qu'il ressentait transpire incontestablement dans chaque plan du film.

 

D'ailleurs, le portrait au vitriol de l'industrie musicale que dresse le film me semble toujours pertinent aujourd'hui, plus de 40 ans après sa sortie. Ce faisant, le film traite naturellement de thèmes qui me parlent énormément et notamment du rapport à l'art. Il s'interroge pour savoir jusqu'où peut-on aller pour défendre son oeuvre et son intégrité artistique.

 

Il le fait en nous proposant des personnages forts, profonds, très ambigus et éloignés des archétypes. Il n'y pas de réel "gentil" ou de "méchant", chacun ayant sa part d'ombre et de lumière.

 

C'est un film que j'aime également pour la façon dont il nous raconte les années 70. Certes, c'est une décennie que je n'ai pas connu mais j'ai vraiment le sentiment que ce film a réussi à capter quelque chose d'indéfinissable qui incarne vraiment ces années là, cette sorte de désenchantement qui s'est abattu sur le mouvement hippie suite à l'assassinat de JFK.

 

Bref, c'est un film que je vous recommande absolument. Si vous êtes sensible à ce genre de cinéma, celui qui préfère vous parler au travers de ses cadres et de sa mise en scène plutôt que de faire long discours pour vous raconter ce qu'il a à vous dire, ce film est pour moi un immanquable.


Shônen Jump - L'âge d'or du manga

07 septembre 2019 - 08h06

Shônen Jump - L'âge d'or du manga.

 

C'est le titre d'un ouvrage d'Hiroki Gotô qui a été traduit en français et est publié chez Kurokawa.

 

Hiroki Gotô est entré au Shônen Jump en 1970 en tant qu'éditeur et finira par en devenir le rédacteur en chef à la fin des années 80.

 

Ce livre retrace les années qu'il a passé au sein de ce magazine. J'ai pu assister à sa conférence à Japan Expo que j'ai vraiment trouvé passionnante si bien que j'ai fini par acheter son livre. Je l'ai terminé hier soir et si je vous en parle, c'est évidemment qu'il y évoque le temps de quelques lignes la série qui nous réunit tous sur ce forum : Kimagure Orange Road.

 

On y apprend notamment qu'Izumi Matsumoto était un auteur un peu à part car, à la différence de ses confrères, son style remportait beaucoup de succès auprès des jeunes femmes. Par ailleurs on apprend aussi qu'il avait du du mal à rendre ses planches dans les délais impartis à tel point qu'on doutait qu'il puisse mener sa série jusqu'au bout à un rythme hebdomadaire.

 

Hiroki Gotô nous dit aussi quelques mots sur Toshimasa Takahashi qui fût l'éditeur attitré d'Izumi Matsumoto. L'ouvrage nous apprend d'ailleurs beaucoup sur le rôle essentiel des éditeurs (une des règles inscrite dans le marbre du Shônen Jump est qu'un manga est toujours réalisé par une équipe de 2 personnes : la mangaka et son éditeur). Il note notamment que les mangakas dont s'occupait Toshimasa Takahashi partageaient certains points commun dans la façon dont ils représentaient les personnages féminins.

 

De la à dire que Toshimasa Takahashi a eu une influence décisive dans l'élaboration décisive de Madoka ou d'Hikaru... il n'y a qu'un pas que je me garderai bien de franchir.

 

En tout cas, si vous vous intéressez au monde de l'édition du manga au Japon, cet ouvrage est assez intéressant et constitue une porte d'entrée assez accessible pour des néophytes. Tout ce qui concerne la création du Shonen Jump et les premières séries qui ont forgées sont identité est vraiment passionnant.


Au revoir Ariane

04 septembre 2019 - 13h13

Triste nouvelle : après Corbier, Ariane, une autre figure du Club Dorothée (mais ai-je vraiment besoin de le préciser ?) vient de nous quitter. Encore un peu de notre enfance qui s'envole...

 

https://www.programm...ee-est-decedee/


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