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Culte !


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35 réponses à ce sujet

#1 Baltique

Baltique

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Posté 14 février 2020 - 18h36

Coucou les zamis !

 

L'idée me trottait dans la tête depuis un moment et finalement j'ai décidé de me lancer. Je me permets donc de vous proposer un nouveau sujet pour parler de ces films que l'on peut regarder jusqu'à en user l'écran de sa télé, de ces livres qu'on relit encore et encore bien qu'on les connaisse par coeur, de des disques dont ne se lasse pas bien qu'on les écoute en boucle depuis des années, de ces jeux vidéos que l'on relance alors qu'on les a déjà terminé des milliers de fois... bref, de toutes ces oeuvres qui nous touche de façon si intime qu'elles nous suivent toute notre vie et peuvent se voir attribuer le qualificatif de "culte".

 

Qu'il s'agissent de classiques intemporels ou de choses plus confidentielles, cet espace leur est dédié.

 

Du coup, je me lance et s'il était très tentant de vous parler de KOR puisque c'est définitivement une oeuvre qui me suit depuis mes années collèges et autour de laquelle nous sommes tous réunis sur ce forum, je pense qu'il y a déjà suffisamment de sujets ouvert sur cette série.

 

Je vais donc vous parler d'un de mes films préférés de tous les temps, voire carrément mon préféré : Phantom Of The Paradise.

 

Phantom Of The Paradise est donc un film de 1974, réalisé par Brian de Palma à qui l'on doit également des oeuvres telles que Scarface, Les Incorruptibles, Carrie le premier Mission Impossible avec Tom Cruise.

 

Il raconte l'histoire de Winslow Leach, un jeune compositeur qui se fait voler sa musique par le plus puissant producteur de l'industrie musicale, un être énigmatique nommé Swan. Bien décidé à se venger après avoir été arnaqué, ignoré, humilié, jeté en prison et défiguré, Winslow Leach revient le Paradise, hanter la salle de spectacle de Swan...

 

Je ne vous en raconterai pas plus et laisse les plus curieux d'entre vous le soin de découvrir les nombreux rebondissements du scénario.

 

J'ai dû voir ce film une bonne centaine de fois. J'ai même eu la joie de le voir au cinéma récemment (il est ressorti chez en 2017 dans une jolie restauration). Mais cela ne vous dit pas en quoi je le trouve si passionnant.

 

C'est très compliqué de répondre. Je dirais que c'est avant tout parce que c'est un film très dense qui brasse énormément de choses. Il est d'une richesse incroyable.

 

J'ai découvert ce film quand j'étais au lycée lors d'une diffusion sur Arte et ça m'a vraiment fait l'effet d'une bombe. C'est en regardant Phantom Of The Paradise que j'ai compris pour la première fois que les films ne se faisaient pas tout seul et que, derrière, il y a avait un cinéaste qui imprimait sa marque. Pour être plus clair, c'est ce film qui m'a fait comprendre que la caméra était l'équivalent du narrateur.

 

J'ai compris qu'une façon de cadrer, un zoom, un mouvement de caméra, etc... sont autant de choses qui permettent au réalisateur, non seulement de raconter une histoire, mais encore de nous donner... son point de vue.

 

Vous l'aurez compris, visuellement, je trouve que le film est splendide. Certes, il s'agit d'un tout petit budget et l'esthétique des années 70 est assez datée. Mais la mise en scène est d'une modernité et d'une folie incroyable. Chaque plan semble avoir été ciselé avec une précision d'orfèvre. C'est fou !

 

Cette oeuvre a été un véritable déclic pour moi et a fait que je n'ai plus jamais regardé les films de la même façon.

 

J'ai appris plus tard que c'est un film que Brian de Palma a réalisé en réaction à son précédent film dont il avait été dépossédé par le studio. Et même si l'histoire de Phantom Of The Paradise se déroule dans le milieu de la musique et non celui du cinéma, tout l'amertume et la colère qu'il ressentait transpire incontestablement dans chaque plan du film.

 

D'ailleurs, le portrait au vitriol de l'industrie musicale que dresse le film me semble toujours pertinent aujourd'hui, plus de 40 ans après sa sortie. Ce faisant, le film traite naturellement de thèmes qui me parlent énormément et notamment du rapport à l'art. Il s'interroge pour savoir jusqu'où peut-on aller pour défendre son oeuvre et son intégrité artistique.

 

Il le fait en nous proposant des personnages forts, profonds, très ambigus et éloignés des archétypes. Il n'y pas de réel "gentil" ou de "méchant", chacun ayant sa part d'ombre et de lumière.

 

C'est un film que j'aime également pour la façon dont il nous raconte les années 70. Certes, c'est une décennie que je n'ai pas connu mais j'ai vraiment le sentiment que ce film a réussi à capter quelque chose d'indéfinissable qui incarne vraiment ces années là, cette sorte de désenchantement qui s'est abattu sur le mouvement hippie suite à l'assassinat de JFK.

 

Bref, c'est un film que je vous recommande absolument. Si vous êtes sensible à ce genre de cinéma, celui qui préfère vous parler au travers de ses cadres et de sa mise en scène plutôt que de faire long discours pour vous raconter ce qu'il a à vous dire, ce film est pour moi un immanquable.



#2 Olivier

Olivier

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Posté 14 février 2020 - 19h28

Sujet interessant et prometteur. Merci pour cette idée et initiative.

Comme je le dis souvent, je connais ce film de réputation puisqu'il est culte pour beaucoup. Je ne l'ai cependant pas vu, comme toujours lorsque je dis connaître de nom :)
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#3 Olivier

Olivier

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Posté 14 février 2020 - 19h30

Sujet épinglé pour lui donner de la visibilité le temps de voir si ça marche...
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#4 Punch

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Posté 15 février 2020 - 18h05

Je te remercie Baltique pour cette nouvelle idée intéressante de sujet :D

 

Cela faisait quelques temps que je réfléchissais moi-même à un sujet où l'on pourrait aborder les œuvres cultes que l'on a aimé et que l'on conseillerait aux autres. Mais, je ne savais pas sous quel angle aborder cette thématique.

 

J'ai quelques œuvres cultes qui traînent tout azimut dans ma tête, mais, je pense que l'intérêt d'une telle rubrique n'est pas de proposer quelque chose que tout le monde connaît (Star Wars, Retour vers le Futur, Zelda, Mario...).

 

En effet, la notion de "culte" est variable. Comment définir une oeuvre culte ? Sachant d'autant plus que ce qui est culte pour les uns ne le sera pas pour les autres.

 

Bref, je vais essayer de trouver une idée originale pour alimenter cette rubrique !

 

P.S : je ne connais pas du tout Phantom Of The Paradise. C'est un film musical ?



#5 Olivier

Olivier

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Posté 15 février 2020 - 19h55

Je pense qu'il faut effectivement que ce soit culte pour soi et méconnu de la plupart, sinon la rubrique n'a pas son intérêt. Elle est là je pense pour donner des idées aux autres. Un conseil de regardure perso en résumé :)
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#6 Baltique

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Posté 16 février 2020 - 13h08

Content que l'idée vous plaise.

 

Mon but n'est pas forcément de faire découvrir des oeuvres obscures. Je pense qu'on peut tout à fait y parler de Star Wars si on prend la peine d'expliquer pourquoi tel épisode (au hasard, le 5) nous a particulièrement marqué, dans quelles circonstances on l'a découvert et éventuellement de raconter une anecdote ou deux concernant notre rapport au film. C'est toujours plaisant à lire et ça peut aussi donner envie aux gens de se replonger dans quelque chose qu'ils n'ont pas vu depuis longtemps.

 

Par exemple vous évoquez Retour vers le futur et ça doit bien faire 15 ans que je n'ai pas revu un seul. Je suis certain que si quelqu'un décidait d'en parler un peu, je serai pris d'une irrépressible envie de les revoir.

 

Je sais aussi que le jour où j'aurais envie de vous parler de jeux vidéo, j'évoquerai certainement Zelda, a Link to The Past et Link's Awakening (dans sa version Game Boy). Ca a beau être des "classiques", je me rends compte que beaucoup de gens n'y ont jamais joué, ou n'y ont pas rejoué depuis l'époque de la super nintendo.

 

Pour répondre à ta question Punch : Phantom Of The Paradise n'est pas une comédie musicale au sens de Chantons sous la pluie ou de La La Land. Il n'y a pas ce genre de séquences où les personnages vont se mettre à danser et à chanter comme par magie. Mais c'est un film musical dans le sens où il se déroule dans le monde de l'industrie musicale. La musique y est omniprésente, les numéros musicaux sont nombreux mais apparaissent dans le film de façon naturelle et réaliste, sous forme de concerts, de répétitions, d'auditions. Perso, j'adore la bande originale.

 

Pour l'anecdote, la musique du film a été composée par Paul Williams, qui joue le rôle de Swan dans le film. C'est quelqu'un d'assez connus chez nos amis anglo-saxons. Il a notamment composé pour Elvis Presley ou David Bowie. Les Daft Punk qui sont très fans du film ont souhaité travaillé avec lui. Le résultat de leur collaboration apparait dans le dernier album en date du duo, Random Access Memories. Il s'agit du morceau "Touch" (qui est d'ailleurs mon morceau préféré de cet album).



#7 Punch

Punch

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Posté 16 février 2020 - 18h15

Bon allez, je me lance dans cette nouvelle rubrique.
 
Avant d’être fan de films asiatiques et d’arts martiaux, j’ai eu une période « films d’actions américains ». Durant la fin des années 80 jusqu’à la fin des années 90, les têtes d’affiche du genre étaient Schwarzenegger, Stallone et Willis pour les plus connus.
 
Mon préféré, a toujours été Schwarzy. Pourquoi ? Difficile à dire… Sans doute, parce que j’ai vu et aimé la plupart de ses films.
 
Récemment, j’ai revu « Last Action Hero » qui est l’un de ses meilleurs films (mon préféré de tous les temps restera Terminator 2).
 
Le pitch du film pourra sembler de nos jours assez banal, mais à sa sortie, il était assez visionnaire. Echec retentissant à sa sortie, ce n’est que des années plus tard qu’il a atteint le stade de film « culte »
 
Un adolescent prénommé Danny est fan des films d’action de son personnage préféré : Jack Slater (incarné par Arnold bien sûr). Ce personnage est la caricature même du genre. Il multiplie les dégâts, les morts et les jeux de mots foireux. Lors d’une avant-première exclusive, Danny se retrouve par « magie » projeté dans le film et devient le partenaire du héros du film. De péripéties en péripéties, Jack Slater se retrouve dans le « monde réel » où rien ne se passe comme dans les films.
 
Schwarzenegger avait deux sortes de films dans sa carrière : les films d’action (teintés de comédie) et les comédies (parfois teintées d’action). Last Action Hero était pour moi, une sorte de synthèse réussie de ces deux facettes. Car, honnêtement, quel enfant/ado n’a jamais rêvé de se retrouver dans un film au côté de ses acteurs préférés ? Des années après, je me souviens encore du ticket de cinéma magique, de la version modernisée d’Hamlet, du commissaire furax, de la tête de Stallone sur la publicité de Terminator 2, la rencontre entre Jack Slater et Arnold Schwarzenegger...
 
Sorti en 1993 et réalisé par John Mc Tiernan, un artisan du genre, (Predator, Piège de Cristal…), ce film se moque joyeusement des blockbusters de l’époque au moment de leur apogée. On peut aujourd’hui voir ce film comme un testament ou une madeleine de Proust d’un genre tout entier qui n’existe pratiquement plus. Quasiment 20 ans de cinéma d’action résumé en un seul film ! Le seul acteur actuel qui se rapprocherait de ce genre de films est Dwayne Johnson. Mais, je doute qu’à lui seul, il rapporte autant que tous les autres acteurs de l’époque.
 
Je vous laisse avec un extrait du début du film :
 


#8 Olivier

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Posté 16 février 2020 - 18h38

Sacré Léo The Prout !!
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#9 Punch

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Posté 16 février 2020 - 19h47

Oui, c'est Anthony Quinn qui lui a soufflé l'idée :lol:

#10 Baltique

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Posté 16 février 2020 - 22h09

Oh oui ! Que de souvenirs ! Pour moi, ce film est indissociable de Big Gun, la chanson d'AC/DC que l'on peut entendre dans la bande son. Elle est absolument mortelle.

 

Il est vrai que contrairement à ses homologues, Schwarzenegger a toujours pris soin de varier les projets et d'alterner comédies et films d'action. Il n'avait pas peur de casser son image en jouant dans Un flic à la maternelle ou Jumeaux avec Danny DeVito. Je me demande si ces comédies ont aussi bien vieillies que Last Action Hero... ?

 

Je suis tout à fait d'accord avec toi. C'est un film somme qui résume vraiment tout un pan du cinéma d'action Hollywoodien. Mais avec le recul, je trouve que ce film avait aussi quelque chose de vraiment prémonitoire et d'avant gardiste. Ce n'est qu'une opinion personnelle mais c'est à peu près au moment où est sorti ce film que j'ai trouvé que la qualité globale du cinéma d'action américain commençait sérieusement à décliner. En ce sens, il mettait effectivement en scène un vrai "last action hero".

 

De plus, il étai très avance dans sa façon de jouer avec les codes du genre et de multiplier les clins d'oeil complices au spectateur. Depuis, les idées de ce film ont bien souvent été reprises (dans un film comme Scream par exemple), mais, à mon humble avis, jamais avec autant de génie ni de talent.

 

Enfin, bref, je me perds bêtement en considérations sérieuses alors que Last Action Hero est quand même un énorme moment de fun assez unique. J'avais découvert le film sur Canal à l'époque. La blague de Léo The Prout m'avait fait pleurer de rire pendant de longues minutes... Et rien qu'en y repensant, j'ai rigolé tout seul. :D



#11 Punch

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Posté 16 février 2020 - 22h25

Juste pour le plaisir, le clip de "Big Guns" qui est un prolongement du film :

 



#12 Olivier

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Posté 17 février 2020 - 09h53

" Quand Leo the Prout va commencer à dégazer, il va tous les dégommer "
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#13 Baltique

Baltique

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Posté 17 février 2020 - 12h23

Puisqu'on dans la rubrique "culte" et qu'on parle d'AC/DC, impossible de ne pas évoquer ce groupe mythique. 

 

J'ai découvert ce groupe très jeune, avec l'album The Razor's Age. Thunderstruck, le titre qui ouvrait cet opus, m'a particulièrement marqué. Quelle claque ! Quelle folie ! Il s'en dégageait une énergie incroyable qui balayait tout sur son passage. Je crois que je n'ai jamais revécu quelque chose de semblable dans ma vie d'amateur de musique.

 

Si je ne devais retenir qu'un album, ce serait sans doute le légendaire Back In Black. Ce n'est peut-être pas celui que je préfère aujourd'hui, mais c'est incontestablement le plus fédérateur et celui que je conseillerais à toute personne désireuse de découvrir le groupe.

 

De "Hells Bells" à "You Shooke Me All Night Long" en passant par "Shoot To Thrill" ou "Back In Black", les morceaux de bravoure s'enchainent les uns après les autres. L'ambiance, les rythmes, les riffs de guitare... tout dans cet album est absolument irrésistible et nous invite à taper du pied. Impossible de passer à côté de ce monument de rock'n roll qui nous rappelle que le coeur est un métronome.



#14 Baltique

Baltique

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Posté 23 février 2020 - 22h09

Ce soir j'ai envie de vous parler musique et plus particulièrement d'un album qui me tient vraiment à coeur car il s'agit du tout premier cd que j'ai acheté. A l'époque, je n'avais même pas de quoi en profiter correctement car je n'avais pas de platine et j'utilisais ma console de jeux pour pouvoir l'écouter à travers les haut parleurs de ma tv.

 

Mais trêve de suspense, le cd en question c'est Beautiful Freak, le premier album de Eels.

 

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Pour l'anecdote, il s'agissait du premier groupe signé par la toute récente maison Dreamworks.

 

Je me souviens que j'avais découvert ce groupe sur Fun Radio avec le titre Novocaine For The Soul. A l'époque, l'identité musicale de cette station était très différente de ce qu'elle est aujourd'hui. Le titre m'avait beaucoup plu. Je me souviens aussi que la Fnac offrait une cassette promotionnelle contenant plusieurs extraits de chansons de l'album. Cette cassette avait fini de me convaincre et c'est tout naturellement que j'ai acheté l'album en suivant.

 

Presque 25 ans après sa sortie, je trouve que l'album a très bien vieilli. Ce qui m'avait frappé à l'époque, c'était les partis pris très radicaux dans la production. Pour vous donner un exemple, j'avais l'habitude de partager les écouteurs de mon Walkman avec un ami dans la bus. Chacun son oreillette. Or, c'est quelque chose que cet album permettait difficilement car il y avait des effets stéréo très marqués. Ainsi, sur une chanson comme My Beloved Monster (que les amateurs du film Shrek connaissent sûrement), la guitare est totalement à gauche et la voix du chanteur totalement à droite. C'était vraiment déconcertant mais j'avais adoré l'effet que ça produisait. Je ne savais même pas que c'était possible.

 

De souvenir, le groupe décrivait cet album comme "leur carte de voeux pour le monde". C'est une oeuvre qui fait l'éloge de la différence, prône l'anti-conformisme et intime les auditeurs à rester eux-même dans un monde qui semble vouloir tout uniformiser. Si l'ambiance générale peut paraitre un peu sombre, teinté d'amertume et d'ironie lors des premières écoutes, ce Beautiful Freak se révèle avec le temps d'une tendresse inattendue. Plus on l'écoute, plus on réalise que c'est un album qui est parcouru de beaux moments lumières. Aujourd'hui, je le vois comme une belle déclaration déclaration d'amour aux excentriques, aux exclus, à ceux qui ne se sentent pas à leur place ici bas. C'est un album qui semble leur dire qu'un monde aussi désespérant que le notre a plus que jamais besoin d'eux.

 

Bref, avec ce premier disque Eels avait frappé très fort. C'est un album qui m'a énormément marqué et qui est pour moi absolument indispensable. Je l'ai racheté il y a peu en vinyle et j'avoue que j'ai pris énormément de plaisir à le redécouvrir sous ce format. Et si vous n'avez jamais écouté Eels, de votre vie, vous savez ce qu'il vous reste à faire cette semaine. ;-)



#15 Jingo

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Posté 28 février 2020 - 11h32

Oui je me souviens bien de Novocaine For The Soul, un ami m'avait passé l'album je l'avais trouvé très bon, j'aime toujours. J'avoue par contre ne pas du tout avoir suivi leur actualité :o.


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#16 Baltique

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Posté 29 février 2020 - 01h47

Ils existent toujours. Le chanteur a d'ailleurs fait une apparition pour interpréter un morceau en duo au concert de la chanteuse belge Angèle lors de son passage à Paris il y'a peu.

 

Même si j'aime à peu près tout ce qu'ils ont fait, les 3 premiers albums de Eels restent les meilleurs et les plus emblématiques. Mais j'aurais certainement l'occasion de vous en reparler.

 

Pour l'heure, j'ai envie de vous parler littérature. Si comme moi vous étiez au collège ou au lycée durant les années 90, vous n'avez sûrement pas échappé à ce que l'on pourrait appeler "la vague Stephen King". C'était incontestablement l'un des auteurs les plus populaires à l'époque et l'un des plus adaptés au cinéma ou à la télévision. C'est d'ailleurs par le biais de ces adaptations que je l'ai découvert.

 

Au rang des adaptations ciné les plus réussies, il y a bien sûr Shining de Stanley Kubrick, Christine de John Carpenter, Les Evadés de Frank Darabont ou Stand By Me de Rob Reiner. Mais il y a eu aussi plusieurs adaptations des oeuvres de Stephen King en mini série télé. En effet, l'auteur avait le goût des histoires fleuves et difficilement condensables. Dès lors, seul le format série permettait d'adapter correctement certaines oeuvres du maître.

 

M6 s'était fait une spécialité de proposer ces productions et c'est ainsi que nous avons pu découvrir "Le Fléau", "Les Langoliers" ou "Les Tommyknockers" sur le petit écran. Et à chaque fois, il était certain qu'une des ces oeuvres était diffusée, il était certain que ce serait un sujet abordé entre 2 cours.

 

Mais de toutes ces adaptations, celle dont a le plus parlé à l'époque avec mes camarades de classe c'est "Ça". Même si je ne l'ai pas revu depuis (elle a certainement assez mal vieilli), cette série avait su retranscrire un peu de l'atmosphère si particulière des romans de Stephen King. Et c'est tout naturellement que j'ai eu envie de lire le livre.

 

L'histoire, pour peu que vous ne la connaissiez pas, raconte l'histoire d'une bande de gamin qui vont être confrontés à une créature qui hante leur ville et prend, la plupart du temps, la forme d'un clown inquiétant.

 

C'est le livre de Stephen King qui m'a le plus marqué. Je me souviens qu'à l'époque où je l'ai lu pour la première fois, je n'ai pas franchement eu peur. Pour moi, c'était plus semblable à un tour de maison hantée à Disneyland qu'autre chose. Mais l'histoire était vraiment super, hyper accrocheuse et je n'arrivais pas à lâcher le livre. Je me souviens avoir en particulier adoré la façon dont l'auteur décrivait cette bande de gamin. D'ailleurs, Stephen King est à mon sens un des auteurs qui parle le mieux de l'enfance. Bref, j'ai beaucoup aimé ce roman et, quelque part, force est de reconnaitre qu'il a dû me hanter d'une certaine façon car j'ai eu plusieurs fois envie de le relire.

 

Et avec le temps, j'ai réalisé à quel point ce livre était incroyable. A chaque nouvelle lecture, j'ai eu l'impression de découvrir une oeuvre totalement différente de la fois précédente. A chaque fois, "Ça" me semblait plus dense, plus riche, plus dérangeant, plus effrayant. Les 2 films (plutôt sympas mais assez inoffensifs) sortis récemment au ciné m'ont donné envie de re lire ce livre une nouvelle fois et, je l'avoue, "Ça" me fait aujourd'hui vraiment peur.

 

Mais ce n'est pas tant la créature qui me fait peur. D'ailleurs, elle est au final relativement peu présente dans le livre. Mais le génie de King, c'est d'avoir inventé un monstre venu d'ailleurs qui a su parfaitement s'adapter au monde des hommes et qui s'y épanouit totalement au point d'en faire ressortir tous les dysfonctionnements. Ce qu'il y a de vraiment terrifiant dans "Ça", c'est la façon dont Stephen King décrit l'Amérique, la façon dont il décrit notre monde, la façon dont il a su capter ce qu'il y a de plus cruel, de plus noir et de plus inhumain dans nos sociétés modernes, bref, c'est la façon qu'il a de nous placer, nous lecteurs et, j'ai presque envie de dire, nous adultes, face à nos propres peurs, nos propres ambiguïtés, nos propres travers et nos propres responsabilités.

 

Terrifiant, je vous dis !!!

 

Dire qu'à l'époque du lycée, je lisais "Ça" de façon si insouciante... ^^



#17 Baltique

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Posté 24 avril 2020 - 16h07

Confinement et mauvais temps oblige, j'en ai profité pour passer un peu de temps devant mon écran. Le post de Punch sur Last Action Hero m'avait donné envie de revoir le film et, tant qu'à faire, j'ai cherché à organiser une soirée "double programme" en essayant de trouver un autre film que je pouvais rapprocher d'une façon ou d'une autre de Last Action Hero.

 

Après pas mal de tergiversations, mon choix s'est porté sur Demolition Man, un film avec en tête d'affiche, l'autre pilier du cinéma d'action des années 80-90, j'ai nommé, l'indéboulonnable Sylvester Stallone.

 

L'histoire débute dans le Los Angeles des années 90. On suit une confrontation entre John Spartan, un policier aux méthodes expéditives incarné par Sylvester Stallone, et Simon Phoenix, un tueur psychopathe joué par Wesley Snipes. Leur affrontement entrainera la mort d'une trentaine d'innocents.

 

Suite à ce drame, John Spartan est reconnu coupable d'imprudence et se voit condamner à une peine de cryogénie de 70 ans pendant la quelle il subira un lavage de cerveau afin de faire de lui un citoyen modèle. Simon Phoenix écope quant à lui d'une peine de cryogénie à perpétuité.

 

Mais, 30 après ce drame, Simon Phoenix sort de son hibernation et se réveille dans une société où la violence semble avoir totalement disparu. Nullement guéri de ses pulsions meurtrière, il commence à semer le chaos dans la ville. La police, complètement dépassée, n'a d'autre choix que de réveiller John Spartan afin qu'il mette Phoenix hors d'état de nuire.

 

J'avoue que j'ai passé une super soirée avec ces 2 films. Je ne vais pas m'étaler sur Last Action Hero, Punch l'a déjà très bien fait. Il est intéressant de noter que ces 2 films sont sortis la même année et se plaisaient l'un comme l'autre à mêler humour et action.

 

Concernant, Demolition Man, la première chose qui m'a frappé c'est son côté "série B" presque un peu fauchée. J'exagère à peine. A côté du luxe rutilant des décors et des costumes de Last Action Hero, Demolition Man souffre clairement de la comparaison. Mais ce n'est nullement gênant et malgré ça, je trouve que le film a quand même plutôt bien vieilli. Et surtout, il se rattrape par son ton satirique qui étrille le politiquement correct.

 

Or, à l'heure où Disney + n'hésite pas à censurer des films qui étaient pourtant considérés comme tout public au moment de leur sortie (si vous ne voyez pas de quoi je parle, je vous invite à chercher ce qu'ils ont fait avec le film "Splash"), voir Sylvester Stallone piétiner avec la finesse d'un pachyderme une société aseptisée et bien pensante est d'autant plus jubilatoire. A ce titre, on peut même considérer que Demolition Man avait quelque chose de prophétique. Et mine de rien, ça apporte une vraie plus value au film car il m'a paru encore plus drôle et pertinent que dans mon souvenir.

 

Si vous ajoutez à ça, un Wesley Snipes en roue libre qui cabotine à mort et s'amuse visiblement beaucoup et une Sandra Bullock impeccable en policière du future, vous savez ce qu'il vous reste à faire si vous avez envie de passer un bon moment.



#18 Punch

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Posté 24 avril 2020 - 16h38

Je suis content de t'avoir donné envie de revoir Last Action Hero Baltique :)

 

J'aime aussi beaucoup Demoliton Man. Très honnêtement, j'ai toujours préféré Schwarzenegger à Stallone. Pourquoi ? J'apprécie plus de films du premier que du deuxième alors...

 

Pourtant, je me rappelle encore avoir vu Demoliton Man au cinéma un été peut-être en 1993 ? Çà fait très longtemps que je ne l'ai pas vu, pourtant j'ai encore plein de références en tête :

 

- L’œil au bout du stylo pour l'évasion de Wesley Snipes

 

- Les pv pour gros mots qui servent à Stallone de papier toilette !

 

- Sandra Bullock qui dit tout le temps "ça me casse les coudes !"

 

- Les casques virtuels pour faire "crac crac" sans contact

 

- La publicité "Géant Vert" chantée dans la voiture

 

- Le hot dog à base de rat

 

- etc...

 

Bref, un grand classique à revoir !



#19 Baltique

Baltique

    Fan Kor & âme

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Posté 24 avril 2020 - 18h27

Et n'oublions pas les 3 coquillages...

#20 Punch

Punch

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Posté 24 avril 2020 - 19h19

Près de 30 ans après, le mystère des coquillages n'a toujours pas été résolu  :hmm9:

 

Actuellement, cela aurait peut-être évité la ruée sur les rouleaux de papier toilette  ::mdr::






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